Publié Le jeudi 21 janvier 2016
En bref. Qui paie quoi entre locataire et propriétaire ? La règle est simple : le locataire prend en charge l'entretien courant et les menues réparations (décret n°87-712 du 26 août 1987), le propriétaire assume les grosses réparations et tout ce qui relève de la vétusté. Autrement dit : un joint de robinet, une vitre cassée ou l'entretien annuel de la chaudière sont pour le locataire ; une toiture, une chaudière hors d'usage ou des peintures simplement défraîchies par le temps sont pour le propriétaire. Ce guide détaille la répartition, poste par poste, pour éviter les litiges — notamment au moment de l'état des lieux de sortie.
La répartition des réparations est l'une des premières sources de tension dans une location. Bonne nouvelle : la loi est précise. La loi du 6 juillet 1989 pose le principe, et le décret n°87-712 du 26 août 1987 énumère la liste des réparations dites « locatives », à la charge du locataire. Ce mémo, destiné à nos locataires, résume l'essentiel — sans jargon.
Tout repose sur une distinction :
Et surtout, une exception capitale : le locataire n'est jamais tenu des réparations causées par la vétusté (l'usure normale liée au temps), une malfaçon, un vice de construction, un cas fortuit ou la force majeure. Une moquette simplement défraîchie après des années d'occupation, par exemple, relève de la vétusté : c'est au propriétaire de la renouveler, pas au locataire.
Voici, poste par poste, les principales réparations locatives prévues par le décret de 1987 :
| Poste | À la charge du locataire |
|---|---|
| Extérieurs privatifs | Entretien du jardin, pelouses, massifs ; taille et élagage des arbustes ; dégorgement des gouttières et descentes d'eaux pluviales ; enlèvement de la mousse des terrasses |
| Portes et fenêtres | Graissage des gonds et charnières ; remplacement des vitres cassées ; menues réparations des poignées, boutons, mécanismes de fermeture ; petites pièces de serrures |
| Murs, sols, plafonds | Menus raccords de peinture et tapisserie ; rebouchage des trous ; entretien de la vitrification des parquets ; remplacement de quelques lames ou raccords de sol |
| Plomberie | Remplacement des joints et colliers ; entretien des robinets et siphons ; débouchage ; remplacement des tuyaux souples ; détartrage ; vidange de la fosse septique |
| Chauffage / eau chaude | Entretien annuel de la chaudière (sauf clause contraire du bail) ; remplacement de joints et clapets ; rinçage des corps de chauffe |
| Électricité | Remplacement des interrupteurs, prises, fusibles, ampoules et tubes ; réparation des gaines de protection |
| Équipements du bail | Entretien courant des appareils mentionnés au contrat (réfrigérateur, lave-linge, hotte, climatisation réversible…) |
| Ramonage & VMC | Ramonage des conduits de fumée (au moins une fois par an) ; entretien des conduits de ventilation |
Cette liste n'est pas limitative : le bail peut préciser l'entretien d'équipements supplémentaires. En revanche, aucune charge non prévue par les textes ne peut vous être imposée.
Le bailleur doit délivrer un logement décent et le maintenir en état. Sont à sa charge, notamment :
La vétusté est définie par le décret du 30 mars 2016 comme l'usure ou la détérioration résultant du temps ou de l'usage normal. C'est elle qui tranche la plupart des désaccords à la sortie : si une usure résulte simplement du temps qui passe, elle est pour le propriétaire ; si elle résulte d'une négligence ou d'une dégradation, elle est pour le locataire. Notre conseil : demandez qu'une grille de vétusté soit annexée au bail — elle objective l'usure admissible selon l'ancienneté et évite bien des discussions.
L'état des lieux d'entrée et de sortie est la pièce maîtresse. Quelques repères utiles :
Notre Pôle Gestion Location a justement pour rôle d'éviter ces litiges : états des lieux rigoureux, grille de vétusté annexée au bail, arbitrage clair entre ce qui relève du locataire et du propriétaire, et gestion des sinistres (dégât des eaux, etc.). En cas de doute sur une réparation, nos locataires comme nos propriétaires ont un interlocuteur unique qui tranche selon les textes — pas selon l'humeur du moment. C'est tout l'intérêt d'une gestion locative professionnelle.
Qui doit entretenir la chaudière, locataire ou propriétaire ?
L'entretien annuel courant de la chaudière individuelle est à la charge du locataire (sauf clause contraire du bail). En revanche, le remplacement de la chaudière en fin de vie ou une panne liée à la vétusté relèvent du propriétaire.
La peinture défraîchie est-elle à ma charge en tant que locataire ?
Non, si elle est simplement défraîchie par le temps : cela relève de la vétusté, donc du propriétaire. En revanche, des dégradations (trous nombreux, taches importantes, murs abîmés par négligence) peuvent vous être imputées.
Que peut-on retenir sur mon dépôt de garantie ?
Uniquement des sommes justifiées correspondant à des réparations locatives non effectuées ou à des dégradations constatées à l'état des lieux de sortie (par comparaison avec celui d'entrée). L'usure normale ne peut jamais être retenue.
Quelle loi fixe les réparations à ma charge ?
La loi du 6 juillet 1989 pose le principe, et le décret n°87-712 du 26 août 1987 énumère la liste détaillée des réparations locatives. La vétusté est encadrée par le décret du 30 mars 2016.
Une question sur une réparation ou votre bail ? Notre Pôle Gestion Location vous répond et arbitre selon les textes. Contactez-nous au 04 95 21 01 02 — contact@maximmobilier.fr. Découvrez aussi notre service de gestion locative à Ajaccio.
Ce mémo est fourni à titre indicatif. En cas de litige, seuls les textes en vigueur et, le cas échéant, la commission départementale de conciliation ou le juge font foi.
source: meilleursagents.com
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