2011 - ANALYSE DU MARCHE IMMOBILIER DE L ANCIEN

Le marché de l’immobilier ancien de 2011 aux rayons X
Le 4/1/2012
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UI - Actus - 4/1/2012 - Le marché de l’immobilier ancien de 2011 aux rayons X

Le réseau Century 21 et la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier) ont présenté le 3 janvier leurs chiffres de l’immobilier ancien pour 2011 et leurs prévisions pour 2012 : chiffres du marché de la vente (1) et de la location (2) pour Century 21, et chiffres du marché de la vente pour la FNAIM (3).


Tous s'accordent pour prédire une baisse très forte du nombre de transactions, qui a déjà commencé au second semestre 2011. L'estimation la plus précise est donnée par Century 21, qui travaille sur l'intégralité des transactions réalisées par les membres de son réseau : sur l'année, le nombre de transactions enregistre une baisse de -6,9% (-9,2% pour le marché des maisons et -5% pour le marché des appartements). En Ile-de-France, la baisse est encore plus forte -12,9% globalement, mais -17,8% dans le Val-de-Marne ! L'activité a augmenté de 4% à Paris et de 13% à Marseille, toujours en décalage par rapport au reste de la France, mais diminué de 7% à Lyon et son agglomération.
En fait, les chiffres des notaires et de Bercy au mois le mois montrent que l'activité de vente sur les logements anciens, qui avait atteint un rythme annuel de 810.000 transactions à l'été 2007 et qui a touché le fond à la mi-2009 avec un rythme annuel de 560.000 transactions, avait connu une hausse ininterrompue depuis lors pour atteindre un record absolu de 832.000 à la mi-2011 (ventes conclues de la mi-2010 à la mi-2011) ! Depuis l'été, les agences vivent par contre un véritable retournement, faisant prévoir par exemple aux dirigeants de Century 21 un nombre annuel total de ventes de 700.000 sur l’année civile 2011, et de 600.000 en 2012. La FNAIM est moins pessimiste tablant plutôt sur une stabilisation à 700.000...


En cause : le pouvoir d'achat des Français qui n'a pas évolué au rythme des prix immobiliers, plus les incertitudes économiques et une indéniable restriction dans l'octroi des crédits des banques. Le tout dans un contexte général de pénurie et où la pierre constitue plus que jamais une valeur refuge, à défaut de tout autre. A preuve la part prise par les investisseurs (18% des transactions dans l'ancien, en augmentation de 18% en un an, et même 30% à Paris, en augmentation de 20% !). Même chose pour les résidences secondaires, dont les ventes ont progressé de plus de 8%...
Les prévisions pour 2012 sont, tant pour Century 21 que pour le FNAIM, pessimistes sur le volume de transactions attendu, qui va remettre à la peine de nombreux professionnels. Le moral des ménages est au plus bas, ce que confirme la livraison de décembre du baromètre trimestriel FNAIM-IFOP : tous les indicateurs sont au rouge : effondrement du sentiment de facilité d'obtention d'un crédit et même - contre l'évidence - de celui de l'attractivité des taux d'intérêt des crédits immobiliers, sentiment majoritaire que la période n'est favorable ni à l'achat, ni à la vente d'un bien immobilier, et que les prix vont plutôt baisser qu'augmenter, etc.


Accord aussi sur le fait que la suppression du "nouveau" prêt à taux zéro (le "PTZ+") pour l'ancien sans conditions de ressources - il n'aura duré qu'un an - va avoir un impact mais limité : moins de 100.000 transactions par an risquent d'être rendues plus difficiles sur les 380.000 prêts prévus en année pleine avant la réforme, ce qui en dit long sur l'effet d'aubaine. Les petits appartements et dont les acquéreurs jeunes vont être un peu plus impactés : le PTZ+ représente 10% du financement sur 60% de ces transactions. Laurent Vimont pour Century 21 ne regrette pas cette suppression : "aider l'achat dans l'ancien, marché de pénurie, n'a pas de sens car l'argent public investi se retrouve immédiatement dans la poche des vendeurs", ne craint-il pas de confier...


La réduction de l'offre, sous l'effet aussi de l'attentisme habituel d'une période pré-électorale alors que persistera une demande soutenue pour des raisons structurelles, est le principal fondement d'une prévision de la part du réseau Century 21 d'une poursuite d'une hausse modérée des prix en 2012, de 2 à 3%. Avis que ne partage pas la FNAIM, qui croit en une correction plus forte, pouvant aller jusqu'à -5% en France entière, dans un volume de transactions en baisse de 15%, et -10% de baisse des prix à Paris, dans un nombre de transactions plutôt maintenu : un effet de la demande étrangère associée au fait que les parisiens qui achètent ont un bien à vendre qui leur procure un apport personnel en proportion du prix à mettre...